Jeudi 21 septembre 2006
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"Celui qui a un "pourquoi" qui lui tient lieu de but, de finalité, peut vivre avec n'importe quel "comment". Ces paroles sont de Nietzsche.
Elles illustrent bien ce que l'on est en train de (re)découvrir: le bien-être profond repose d'abord sur le besoin primordial de donner un sens à sa vie.
Plus le but est élevé et plus notre vie a de sens et plus notre être se réalise dans le don et s'épanouit. Faire son devoir, c'est bien; le faire par amour, c'est mieux !
Les sages Africains disent : "plus une vie pose de questions, plus elle vaut la peine d'être vécue". Et la vie actuelle nous harcèle de questions...que nous nous gardons bien de poser !
Dans une culture du zapping et de l'instantané, l'évènement le plus proche (qu'il soit passé ou à venir) tend à envahir notre champ de conscience.
N'avons-nous pas tendance à privilégier dans nos vie "l'urgent" plutôt que "l'important" ?
Nous avons tous des emplois du temps chargés et des agendas pleins, mais se pose-t-on la question : plein de quoi ? Des priorités, nous n'en manquons pas : personnelles, familiales, professionnelles, amicales, sociales, ... Une erreur courante consiste à en favoriser une, par passion ou par son degré d'urgence, au détriment des autres.
Nous sommes envahis de standards sociaux et d'images auxquels nous avons tendance à nous comparer constamment.
Cette comparaison est l'un des pires poisons contre la paix du coeur. Devenir le plus beau, le plus fort, le plus puissant se fait toujours au détriment des autres. L'esprit de rivalité suscite des sentiments d'envies, de jalousies, d'orgueil...qui engendrent la tristesse. L'eprit critique provient également de la même conviction que "nous sommes les champions" : nous jugeons les autres en référence à ce que nous sommes, à ce que nous possédons, à ce que nous vivons.
Contrairement aux idées reçues, il n'est pas besoin d'être dans la rivalité pour développer ses dons et ses qualités. Aimer, c'est vouloir le bien de l'autre... sans forcément vouloir jouer le rôle de la victime - ou pire encore - celui de "l'âme charitable".
Notre quotidien est fait de disputes, de conflits, de crises qui nous font tous souffrir. Ils peuvent parfois conduire à la rupture, plus ou moins grave...Parfois, nous pouvons en être douloureusement affectés au point de garder, dans un recoin du coeur, une rancune durable et un sentiment d'amertume tenace. La rancoeur et la haine sont des poisons redoutables.
Le pardon est le seul antidote efficace pour retrouver le chemin de la sérénité.
Ce quotidien est fait aussi de peur, qui est une maladie de notre temps.
Nous avons peur de manquer, de perdre ou de ne pas acquérir...Peur de l'avenir, de la mort et de la souffrance...Peur de ne pas être à la hauteur...Peur du regard des autres, peur des autres... Nos peurs touchent tous les domaines de notre vie et nous paralysent souvent.
Là où nous avons raison d'avoir peur, c'est que nous ne serons jamais assurés de rien.
Vivre en paix suppose d'arrêter la mécanique de notre imagination.
"N'ayez pas peur !" On retrouve dit-on cette injonction à 365 reprises dans la Bible, ce qui veut dire une fois pour chaque jour !
Finalement, comme le dit Saint François de Sales "l'important n'est pas de tenir notre coeur en paix, mais d'y travailler". C'est un chemin à refaire chaque jour: ne pas se décourager, commencer par des petits pas et esayer de les tenir...
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