TRAUMA CRÂNIEN ET AVC
A FLEUR DE VIE
accompagne ma réflexion sur la capacité de l'homme à se transformer et à s'adapter et souligne ma volonté de prouver que chaque personne handicapée peut mobiliser ses aptitudes et développer ses capacités.
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A FLEUR DE VIE
accompagne ma réflexion sur la capacité de l'homme à se transformer et à s'adapter et souligne ma volonté de prouver que chaque personne handicapée peut mobiliser ses aptitudes et développer ses capacités.
Steven Jobs, né le 24 février 1955, a fondé Apple Computeur avec Steve Wozniak. Il est considéré comme un pionnier de l'informatique pour avoir compris le potentiel du couple GUI / souris (GUI : Graphical User Interface) lors de sa visite avec une équipe de la société au PARC de Xerox, ce qui mènera à la mise sur le marché par la société Apple Computeur du Macintosh, le premier ordinateur grand public profitant de ces perfectionnements.
En juillet 2004, Steven Jobs a subi une intervention chirurgicale pour enlever une tumeur rare : tumeur neuro-endocrinienne des îlots de Langherans.
Le 12 juin 2005, Stevan Jobs fait un discours à l'université de Stanford dont voici un extrait :
"Il y a environ un an, j'ai été diagnostiqué avec un cancer. J'ai fait un scanner à 7h30 du matin et il a montré clairement une tumeur dans le pancréas.Je ne savais même pas ce qu'était un pancréas. Les médecins m'ont dit qu'il était quasiment certain que ce type de cancer était incurable et que je ne devais pas m'attendre à vivre plus de trois à six mois. Mon médecin m'a conseillé de rentrer chez moi et de mettre de l'ordre dans mes affaires, ce qui en langage médical signifie se préparer à mourir. Cela signifiait essayer de dire en quelques mois à mes enfants tout ce que je pensais avoir encore 10 ans pour leur dire. Cela voulait dire faire en sorte que tout soit le plus simple pour ma famille. Cela signifiait dire au revoir.
J'ai vécu avec ça toute la journée. Plus tard, le soir même, on m'a fait une biopsie, qui consiste à vous enfoncer un endoscope dans la gorge, jusqu'à l'estomac et aux intestins, à introduire une aiguille dans le pancréas et à récupérer des cellules provenant de la tumeur. J'étais endormi, mais ma femme -qui était présente- m'a raconté que quand les médecins ont regardé les cellules au microscope, ils ont pleuré, car en fait il s'agissait d'une forme très rare de cancer du pancréas qui peut être traité par chirurgie. On m'a opéré et je vais bien maintenant.
Je n'avais jamais été confronté de si près à la mort, et j'espère ne jamais l'être davantage au cours des prochaines décennies. Ayant vécu cela, je peux vous dire aujourd'hui, avec un peu plus de certitude que quand la mort n'était qu'un concept intellectuel, que personne ne veut mourir. Même les gens qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour y aller. Et pourtant la mort est notre destination commune à tous. Personne ne peut y échapper. Et c'est comme cela que ça doit être, car la mort est très probablement la meilleure des inventions de la vie. Elle est l'agent de changement de la vie. Elle efface tout ce qui est ancien pour faire place à ce qui est nouveau.
Ajourd'hui, c'est vous qui êtes le nouveau, mais un jour viendra, pas très éloigné, où vous deviendrez progressivement ce qui est ancien et serez effacés.
Désolé d'être aussi dramatique, mais tout cela est vrai.
Votre temps est limité, donc ne le perdez pas à vivre la vie de quelqu'un d'autre.
Ne vous enfermez pas dans les dogmes, c'est à dire dans ce que pensent d'autres personnes que vous.
Ne laissez pas le bruit des opinions des autre étouffer votre voix intérieure.
Et, plus important, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition.
Tout le reste est secondaire "...
"Le véritable voyage ne consiste pas à découvrir de nouvelles contrées avec notre regard habituel, mais à développer un nouveau regard sur nos contrées habituelles"
(Marcel Proust)
"Celui qui a un "pourquoi" qui lui tient lieu de but, de finalité, peut vivre avec n'importe quel "comment". Ces paroles sont de Nietzsche.
Elles illustrent bien ce que l'on est en train de (re)découvrir: le bien-être profond repose d'abord sur le besoin primordial de donner un sens à sa vie.
Plus le but est élevé et plus notre vie a de sens et plus notre être se réalise dans le don et s'épanouit. Faire son devoir, c'est bien; le faire par amour, c'est mieux !
Les sages Africains disent : "plus une vie pose de questions, plus elle vaut la peine d'être vécue". Et la vie actuelle nous harcèle de questions...que nous nous gardons bien de poser !
Dans une culture du zapping et de l'instantané, l'évènement le plus proche (qu'il soit passé ou à venir) tend à envahir notre champ de conscience.
N'avons-nous pas tendance à privilégier dans nos vie "l'urgent" plutôt que "l'important" ?
Nous avons tous des emplois du temps chargés et des agendas pleins, mais se pose-t-on la question : plein de quoi ? Des priorités, nous n'en manquons pas : personnelles, familiales, professionnelles, amicales, sociales, ... Une erreur courante consiste à en favoriser une, par passion ou par son degré d'urgence, au détriment des autres.
Nous sommes envahis de standards sociaux et d'images auxquels nous avons tendance à nous comparer constamment.
Cette comparaison est l'un des pires poisons contre la paix du coeur. Devenir le plus beau, le plus fort, le plus puissant se fait toujours au détriment des autres. L'esprit de rivalité suscite des sentiments d'envies, de jalousies, d'orgueil...qui engendrent la tristesse. L'eprit critique provient également de la même conviction que "nous sommes les champions" : nous jugeons les autres en référence à ce que nous sommes, à ce que nous possédons, à ce que nous vivons.
Contrairement aux idées reçues, il n'est pas besoin d'être dans la rivalité pour développer ses dons et ses qualités. Aimer, c'est vouloir le bien de l'autre... sans forcément vouloir jouer le rôle de la victime - ou pire encore - celui de "l'âme charitable".
Notre quotidien est fait de disputes, de conflits, de crises qui nous font tous souffrir. Ils peuvent parfois conduire à la rupture, plus ou moins grave...Parfois, nous pouvons en être douloureusement affectés au point de garder, dans un recoin du coeur, une rancune durable et un sentiment d'amertume tenace. La rancoeur et la haine sont des poisons redoutables.
Le pardon est le seul antidote efficace pour retrouver le chemin de la sérénité.
Ce quotidien est fait aussi de peur, qui est une maladie de notre temps.
Nous avons peur de manquer, de perdre ou de ne pas acquérir...Peur de l'avenir, de la mort et de la souffrance...Peur de ne pas être à la hauteur...Peur du regard des autres, peur des autres... Nos peurs touchent tous les domaines de notre vie et nous paralysent souvent.
Là où nous avons raison d'avoir peur, c'est que nous ne serons jamais assurés de rien.
Vivre en paix suppose d'arrêter la mécanique de notre imagination.
"N'ayez pas peur !" On retrouve dit-on cette injonction à 365 reprises dans la Bible, ce qui veut dire une fois pour chaque jour !
Finalement, comme le dit Saint François de Sales "l'important n'est pas de tenir notre coeur en paix, mais d'y travailler". C'est un chemin à refaire chaque jour: ne pas se décourager, commencer par des petits pas et esayer de les tenir...
Je ne résiste pas au plaisir de transmettre ce message de Jacques Salomé (n'oublie pas l'éternité Albin Michel).
Pour une déclaration d'amour à inventer
Il aurait pu lui chuchoter
Te regarder sans retenue
Te rencontrer sans te réduire
Te désirer sans te posséder
Te dire sans me trahir
T'agrandir sans te perdre
M'abandonner sans réticence.
Elle aurait pu lui murmurer
T'enlacer sans t'étouffer
T'aimer sans t'envahir
Te garder sans te dévorer
T'accompagner sans te guider
Te bercer sans t'infantiliser
Me laisser porter par ta confiance.
Et être ainsi ensemble
au plus secret l'un de l'autre
S'ils avaient pu partager tout cela
peut être se seraient-ils rencontrés...
Hier, j'étais au Forum des entreprises à Marseille,organisé par l'UPE 13 (Union Pour les Entreprises des Bouches du Rhône), sur le thème "Faut-il repenser la croissance?"
J'ai choisi deux ateliers en fonction de deux intervenants que j'aime beaucoup :
"Le siècle de la peur a -t-il commencé?" avec Jacques Salomé et
"La rue prime-t-elle sur la démocratie ?" avec Daniel Cohn Bendit
Pour l'un comme pour l'autre, les peurs (peur de soi, peur des autres, peur de l'avenir) sont à prendre en compte de toute urgence.
Pour Daniel Cohn Bendit, les réponses doivent être collectives : il faut mettre en place et expliquer ce que l'Europe et les nations les plus riches décideront de faire afin de traiter la dégradation climatique, l'épuisement des énergies traditionnelles, l'appauvrissement des pays les plus défavorisés, l'explosion économique de pays tels que la Chine et l'Inde.
Jacques Salomé insiste sur la nécessité "d'ETRE" C'est à dire la nécessité pour chaque personne d'exister non-pas par rapport à l'image qu'il veut donner ou que les autres attendent de lui, mais par rapport à ce qu'il EST, à ses buts et à leurs sens, à ses rêves.
Pour Jacques Salomé "on est passé de l'âge de pierre à l'âge de fer trop rapidement, on a loupé l'âge d'être".
Pour l'un comme pour l'autre, la croissance à venir va dépendre des grands mouvements mondiaux liès à la dégradation des conditions climatiques et de la crise des énergies, des équilibres qui vont être trouvés -ou pas- , de la prise de conscience de chacun et de tous, des conséquences de ces phénomènes sur les peuples, les continents, les économies.
Pour Daniel Cohn Bendit comme pour Jacques Salomé, il est urgent de mettre en place une croissance de la solidarité.
Jacques Salomé pose deux questions qui font échos me semble-t-il au projet décrit dans mon blog :
- "Pouvez-vous dire quels sont vos besoins relationnels?"
- "Pouvez-vous dire quel but vous poursuivez dans la vie, quel est son sens, qu'est ce qui vous fait rêver ?"
Et pour enfoncer le clou, s'adressant à un auditoire de patrons : "vous travaillez 10 à 14 heures par jour, pouvez -vous dire comment vous vendez votre vie chaque jour et non combien vous la vendez ?"
Se dire avec des mots à soi, être entendu, reconnu, valorisé, dans ce que je suis, pas dans ce que je fais , rêver. Voilà les fondamentaux à développer pour aboutir à une croissance personnelle selon Jacques Salomé.
La loi du 11 février 2005 définit le handicap dans toute sa diversité.
L'article 2 stipule que "constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction ou participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou trouble de santé invalidant".
Lorqu'on parle d'emploi, il faut sortir des clivages et des clichés. La perception du handicap est souvent un frein à l'embauche.
Où se situe la limite à l'embauche d'une personne handicapée ? dans la volonté de l'entreprise d'adapter son organisation et d'accepter de voir le handicap. Lire les articles de novethic (recherche handicap).
Il est donc nécessaire, pour chaque besoin de l'entreprise de mettre en adéquation les taches à réaliser pour la tenue du poste avec les limites entraînées par le handicap.
Une personne est handicapée dans certaines circonstances, au regard de certaines situations. Dans un environnement de travail différent, la problématique tend à disparaître. Soulagé de ces contraintes, le salarié reste performant et l'entreprise satisfaite.
Le handicap -visible ou non- est une réalité. Mais,les limites de celui-ci, bien analysées pour un poste de travail précis n'entravent pas l'exercice d'une profession. Ce sont les mentalités et les esprits qui bloquent les possibilités.Pour beaucoup, le handicap est synonyme de manques, d'incapacités, de désavantages, de dépendances...
Ce centrer sur chaque personne, ses difficultés, ses possibilités et cela chaque jour, être en capacité d'adapter l'organisation, la rendre plus souple, plus flexible tout en gardant la capacité d'assurer l'activité économique, c'est cela qui permet de dépasser le handicap pour arriver à l'emploi.
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