Je ne sais plus qui a dit "Ce n'est pas parceque tu lèves les voiles que tu feras lever le vent, mais si tu as levé les voiles et que le vent souffle tu auras moins à ramer".
Ce blog me permet de lever les voiles tout en cherchant le vent...
J'ai entendu hier le discours de Nicolas Sarkozy à Marseille. J'ai aimé l'ouverture de son propos.
"Vous voyez le chômage, la précarité, l'exclusion et vous vous posez tant de questions sur votre avenir. Vous voyez la discrimination, le racisme, l'antisémitisme et vous enragez de voir la patrie des droits de l'homme mettre au 2ème tour d'une présidentielle Jean Marie Le Pen. Vous voyez des gens qui dorment sur le trottoir et l'enfant du tiers monde qui meurt de faim. Vous voyez des malheureux qui sur leur pirogue affrontent l'océan pour gagner ce qu'ils croient être la terre promise et qui perdent la vie avant de toucher le rivage. Et vous n'acceptez pas que la monde qui n'a jamais été aussi riche laisse autant de pauvres sans perspectives. Vous voyez la planète saccagée et vous êtes révoltés de voir l'humanité danser sur un volcan."
L'ouverture pour moi, c'est la non-agressivité, le non-jugement. C'est la vision sans barrières, sans peurs, l'acceptation de l'autre. C'est la question plutôt que l'affirmation, la recherche plutôt que la connaissance définitive, le doute plutôt que la certitude. C'est cette intelligence de l'amour qui provoque la compréhension et l'interrogation.
Cette ouverture ne peut aboutir qu'à une envie d'action.Non pas pour soi, mais pour les autres.
Toujours dans le même discours, Nicolas Sarkozy propose :
"Ce monde qui change a besoin d'un nouvel humanisme. Ce nouvel humanisme nous allons contribuer à le construire ensemble. Il ne peut pas avoir seulement pour but de rendre supportable à l'homme moderne sa condition tragique. Il ne peut pas être seulement une forme de consolation. Il ne peut pas être non plus une forme réactualisée du remords. Et encore moins de la bonne conscience. Mais il doit être ce par quoi nous allons pouvoir repenser le monde en termes de liberté et de volonté, ce par quoi nous allons penser l'avenir non en termes de précaution mais de responsabilités, ce par quoi nous allons penser notre rapport aux autres non en terme de charité mais de fraternité."
Au fil de ma vie, ouvertures et fermetures se sont succédées en fonction des images de soi, des miroirs troubles, des photos truquées, des rayons de lumière. Le décapage des fausses couches de vie, des faux-semblants, des fausses valeurs, s'effectue parfois dans la confrontation avec le désespoir, parfois dans la rencontre avec l'infini, la pureté.
Des strates construites et accumulées durant 54 ans, il reste un fond d'expériences et de connaissances et un fond structurel qui est le point de départ et le point d'arrivée de mes actions. Ces ancrages vitaux forment des points de repère sensitifs, palpables qui me permettent de sentir si je pense et j'agis dans un système universel ou si j'évolue/involue dans un système plus étroit.
J'ai besoin de posséder et conserver un rapport à l'éternité et à l'infini avec l'humilité et la responsabilité qui en découlent. Un rapport holistique au monde, à son ordre métaphysique, au miracle de la création, à la terre, à l'universel, à notre propre devenir et au mystère dans lequel nous nous trouvons projeté.
Je n'aime pas les gens qui ont le coeur froid et l'esprit chaud, ceux qui n'aiment pas, mais qui calculent, ceux qui ne pensent pas, mais qui se passionnent.
Pour toutes ces raisons et certainement plus, je veux permettre à des personnes qui se battent contre une maladie avec des traitements lourds, de retrouver un travail, une autonomie, une dignité.
Sur le fil de la vie, je laisse le vent de l'amour sécher l'humidité des larmes de détresse et de souffrances afin que la fleur de vie puisse pousser.
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