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Graines de vie

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A Fleur de Vie

Mercredi 30 août 2006

J'ai trouvé ce texte particulièrement beau et fort. Il parle du Chemin de Compostelle mais il peut aussi s'appliquer à tout chemin de vie...

"S'engager sur ce Chemin c'est sortir de soi-même, de son confort, de ses habitudes.

C'est s'en remettre aux autres plus qu'à soi-même.

C'est lâcher prise.

C'est franchir des ponts, passer d'une rive qu'on quitte à une rive à découvrir, plonger dans des vallées obscures, remonter vers les sommets, traverser des plaines interminables. C'est connaître le désert, la solitude, la crainte, le froid, la chaleur, la soif, la faim, la fatigue, le manque de sommeil...Rien qui ne soit insurmontable avec un peu de maîtrise, avec un peu de foi en soi, avec un peu de lucidité sur ses capacités face à la puissance de la nature avec l'aide des autres cheminants.

 C'est aussi espérer, être empli de joie, exulter de bonheur à la vue des oeuvres de la nature et du travail de l'homme. C'est redécouvrir l'eau, le pain, le vin, l'air pur, les étoiles...C'est rencontrer l'autre, soi, l'infini...

C'est prier peut-être ?.

C'est être tendu vers le but. C'est arriver et renoncer à l'exploit parce que c'est comprendre que ce Chemin que l'on vient de parcourir c'est le chemin de la destinée humaine, de la conscience, de l'âme, peut-être de l'au-delà de la vie..?

 Vivre, comprendre cela, c'est devenir libre. C'est acquérir la liberté de passer peut-être de cette rive à une autre.

Mais peut-être n'est-ce encore qu'une illusion ?"

Par papillon
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Lundi 4 septembre 2006

Je ne sais plus qui a dit "Ce n'est pas parceque tu lèves les voiles que tu feras lever le vent, mais si tu as levé les voiles et que le vent souffle tu auras moins à ramer".

Ce blog me permet de lever les voiles tout en cherchant le vent...

J'ai entendu hier le discours de Nicolas Sarkozy à Marseille. J'ai aimé l'ouverture de son propos.

"Vous voyez le chômage, la précarité, l'exclusion et vous vous posez tant de questions sur votre avenir. Vous voyez la discrimination, le racisme, l'antisémitisme et vous enragez de voir la patrie des droits de l'homme mettre au 2ème tour d'une présidentielle Jean Marie Le Pen. Vous voyez des gens qui dorment sur le trottoir et l'enfant du tiers monde qui meurt de faim. Vous voyez des malheureux qui sur leur pirogue affrontent l'océan pour gagner ce qu'ils croient être la terre promise et qui perdent la vie avant de toucher le rivage. Et vous n'acceptez pas que la monde qui n'a jamais été aussi riche laisse autant de pauvres sans perspectives. Vous voyez la planète saccagée et vous êtes révoltés de voir l'humanité danser sur un volcan."

L'ouverture pour moi, c'est la non-agressivité, le non-jugement. C'est la vision sans barrières, sans peurs, l'acceptation de l'autre. C'est la question plutôt que l'affirmation, la recherche plutôt que la connaissance définitive, le doute plutôt que la certitude. C'est cette intelligence de l'amour qui provoque la compréhension et l'interrogation.

Cette ouverture ne peut aboutir qu'à une envie d'action.Non pas pour soi, mais pour les autres.

Toujours dans le même discours, Nicolas Sarkozy propose :

 "Ce monde qui change a besoin d'un nouvel humanisme. Ce nouvel humanisme nous allons contribuer à le construire ensemble. Il ne peut pas avoir seulement pour but de rendre supportable à l'homme moderne sa condition tragique. Il ne peut pas être seulement une forme de consolation. Il ne peut pas être non plus une forme réactualisée du remords. Et encore moins de la bonne conscience. Mais il doit être ce par quoi nous allons pouvoir repenser le monde en termes de liberté et de volonté, ce par quoi nous allons penser l'avenir non en termes de précaution mais de responsabilités, ce par quoi nous allons penser notre rapport aux autres non en terme de charité mais de fraternité."

Au fil de ma vie, ouvertures et fermetures se sont succédées en fonction des images de soi, des miroirs troubles, des photos truquées, des rayons de lumière. Le décapage des fausses couches de vie, des faux-semblants, des fausses valeurs, s'effectue parfois dans la confrontation avec le désespoir, parfois dans la rencontre avec l'infini, la pureté.

Des strates construites et accumulées durant 54 ans, il reste un fond d'expériences et de connaissances et un fond structurel qui est le point de départ et le point d'arrivée de mes actions. Ces ancrages vitaux forment des points de repère sensitifs, palpables qui me permettent de sentir si je pense et j'agis dans un système universel ou si j'évolue/involue dans un système plus étroit.

J'ai besoin de posséder et conserver un rapport à l'éternité et à l'infini avec l'humilité et la responsabilité qui en découlent. Un rapport holistique au monde, à son ordre métaphysique, au miracle de la création, à la terre, à l'universel, à notre propre devenir et au mystère dans lequel nous nous trouvons projeté.

Je n'aime pas les gens qui ont le coeur froid et l'esprit chaud, ceux qui n'aiment pas, mais qui calculent, ceux qui ne pensent pas, mais qui se passionnent.

Pour toutes ces raisons et certainement plus, je veux permettre à des personnes qui se battent contre une maladie avec des traitements lourds, de retrouver un travail, une autonomie, une dignité.

Sur le fil de la vie, je laisse le vent de l'amour sécher l'humidité des larmes de détresse et de souffrances afin que la fleur de vie puisse pousser.

Par Coccinelle
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Mardi 5 septembre 2006

Aujourd'hui j'ai reçu le parrainage d'une association qui accompagne des personnes vers l'emploi à l'est de Marseille, dans le cadre du Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi (PLIE) Marseille Provence Métropole Est.

La Fraternité Humaine Consultants, c'est son nom, met à la disposition d'A FLEUR DE VIE son expérience, son ancienneté, son réseau, sa logistique.

D'autres parrainages sont en attentes : les clubs services - Rotary, Lions, Kiwanis - les mairies, les lycées, les associations, les artistes.

Ces parrainages sont essentiels pour appuyer, faire connaître, soutenir, l'entreprise adaptée que je suis en train de créer.

L'entreprise adaptée a été définie par la loi N°2005-12 du 11février 2005, pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

C'est une entreprise à part entière, qui permet à des personnes reconnues travailleurs handicapés, orientés "marché du travail", d'exercer une activité professionnelle salariée dans des conditions adaptées à leurs besoins. Sa vocation est de soutenir et d'accompagner l'émergence et la consolidation d'un projet professionnel du salarié handicapé à efficience réduite, en vue de sa valorisation, sa promotion et sa mobilité au sein de la structure elle-même ou vers les autres entreprises.

A FLEUR DE VIE sera une entreprise adaptée afin de "permettre à des personnes rencontrant des difficultés particulières d'accès à l'emploi liées à leurs handicaps avec des problématiques de santé, cumulant une période d'inactivité, un isolement social, des difficultés familiales, d'être salariées"

C'est Marcel PROUST qui disait "le véritable voyage ne consiste pas à découvrir de nouvelles contrées avec notre regard habituel, mais à développer un nouveau regard sur nos contrées habituelles".

Dans le paysage habituel de l'économie, A FLEUR DE VIE fera en sorte que le regard porté sur les personnes concernées par des maladies invalidantes soit plus porteur d'espoir et d'encouragement que de peur et de charité.

 

Par Coccinelle
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Mardi 5 septembre 2006

Voilà un conte Soufi que j'aime bien...

 

Après que le Monde fut créé, Satan chercha un lieu où résider.

"Et moi, où vais-je habiter ?" demanda-t-il à Dieu.

"Il n'y a aucun endroit pour toi sur terre", lui répondit Dieu.

Mais Satan supplia :

"Ne soit pas si cruel. Toi qui es miséricorde et justice, aie pitié de moi, j'ai besoin d'un abri."

Dieu lui proposa alors de séjourner dans l'alcool, les salles de jeu, les maisons de vices, et les abattoirs.

"Je ne pourrais pas habiter tant d'endroit en même temps. Il me faut un seul lieu."

Dieu lui montra alors une pièce d'or.

"Tu habiteras dans l'argent. C'est lui qui règne dans les lieux que je t'ai proposés."

Satan refusa encore : "L'argent peut être utilisé à bon escient".

Alors Satan eut une idée :

"Je me logerai dans l'Ego. Le Mien, le Moi, le Je, qui engloutissent chacun dans l'attachement à la propriété et l'identification.

L'Ego est le sceptre de la séparation entre les hommes.

C'est en lui que résident l'égoïsme, la colère et l'orgueil qui produisent les peurs, l'angoisse et la souffrance.

L'Ego est le séjour des ténèbres; C'est là que je demeurerai..."

Depuis, on appelle Satan, le Prince des Ténèbres.

Par Coccinelle
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Mercredi 6 septembre 2006

Ce texte est un vieux compagnon.

 Il m'a toujours apaisé et rassuré.

Alors j'espère que vous serez vous aussi sensible à ce fil de lumière que je tisse ici pour vous...

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant : ils ont eux aussi leur histoire.

Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.

Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain et vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.

Soyez prudents dans vos affaires : car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe : plusieurs individus recherchent les grands idéaux; et partout la vie est remplie d'héroïsme.

 Soyez vous-même.

Surtout n'affectez pas l'amitié.

Non plus ne soyez pas cynique en amour car il est, en face de toute stérilité et de tout désenchantement, aussi éternel que l'herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.

 De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même.

Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles : vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il devrait.

Soyez en paix avec Dieu, qu'elle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

Prenez attention. Tâchez d'être heureux.

 

Par Coccinelle
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Samedi 9 septembre 2006

 

Hier, j'étais au Forum des entreprises à Marseille,organisé par l'UPE 13 (Union Pour les Entreprises des Bouches du Rhône), sur le thème "Faut-il repenser la croissance?"

J'ai choisi deux ateliers en fonction de deux intervenants que j'aime beaucoup :

"Le siècle de la peur a -t-il commencé?" avec Jacques Salomé et

"La rue prime-t-elle sur la démocratie ?" avec Daniel Cohn Bendit

Pour l'un comme pour l'autre, les peurs (peur de soi, peur des autres, peur de l'avenir) sont à prendre en compte de toute urgence.

Pour Daniel Cohn Bendit, les réponses doivent être collectives : il faut mettre en place et expliquer ce que l'Europe et les nations les plus riches décideront de faire afin de traiter la dégradation climatique, l'épuisement des énergies traditionnelles, l'appauvrissement des pays les plus défavorisés, l'explosion économique de pays tels que la Chine et l'Inde.

Jacques Salomé insiste sur la nécessité "d'ETRE" C'est à dire la nécessité pour chaque personne d'exister non-pas par rapport à l'image qu'il veut donner ou que les autres attendent de lui, mais par rapport à ce qu'il EST, à ses buts et à leurs sens, à ses rêves.

Pour Jacques Salomé "on est passé de l'âge de pierre à l'âge de fer trop rapidement, on a loupé l'âge d'être".

Pour l'un comme pour l'autre, la croissance à venir va dépendre des grands mouvements mondiaux liès à la dégradation des conditions climatiques et de la crise des énergies, des équilibres qui vont être trouvés -ou pas- , de la prise de conscience de chacun et de tous, des conséquences de ces phénomènes sur les peuples, les continents, les économies.

Pour Daniel Cohn Bendit comme pour Jacques Salomé, il est urgent de mettre en place une croissance de la solidarité.

Jacques Salomé pose deux questions qui font échos me semble-t-il au projet décrit dans mon blog :

- "Pouvez-vous dire quels sont vos besoins relationnels?"

- "Pouvez-vous dire quel but vous poursuivez dans la vie, quel est son sens, qu'est ce qui vous fait rêver ?"

Et pour enfoncer le clou, s'adressant à un auditoire de patrons : "vous travaillez 10 à 14 heures par jour, pouvez -vous dire comment vous vendez votre vie chaque jour et non combien vous la vendez ?"

Se dire avec des mots à soi, être entendu, reconnu, valorisé, dans ce que je suis, pas dans ce que je fais , rêver. Voilà les fondamentaux à développer pour aboutir à une croissance personnelle selon Jacques Salomé.

Par Coccinelle
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