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  • : Développement des capacités d’adaptation et du potentiel de réalisation auprès des personnes Traumatisées crâniennes et cérébro-lésées.
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TRAUMA CRÂNIEN ET AVC

A FLEUR DE VIE

accompagne ma réflexion sur la capacité de l'homme à se transformer et à s'adapter et souligne ma volonté de prouver que chaque personne handicapée peut mobiliser ses aptitudes et développer ses capacités.

27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 19:16
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Published by Philippe RANCHON
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 15:33

Traitement des séquelles d'une cérébro-lésion par l'intervention d'un "Agent de Changement".


Le traumatisme crânien, l'AVC, la lésion cérébrale prooquent une désorganisation de l'ensemble des connaissances qu'une personne possède à propos de lui-même.

En prenant en compte les travaux du psychanalyste Carl Gustav JUNG, nous pouvons distinguer des troubles de la fonction réflexive (capacité de se distinguer dans l'environnement comme un objet distinct), des désordres du comportement et des émotions, et des troubles du Soi relationnel, c'est à dire de l'impact de la relation aux autres.

Cette désorganisation se surajoute à l'histoire personnelle de la personne cérébro-lésée et à celles de son entourage (ce que nous avons appellé "le mur du Soi").

Afin de "remettre de l'ordre", "réorganiser", "reformater le cerveau", le "réparer", "le modifier", le "refaçonner", il faut développer les processus de neuroplasticité et c'est ce que nous mettons en place en faisant intervenir un agent de changement. 

La neuroplasticité permet de nous adapter aux conditions variables de l'environnement, à assimiler de nouveaux faits, à intégrer de nouvelles aptitudes.

Selon les travaux de VIGOTSKY, cette plasticité neurologique ne peut se produire que lorsque entre la personne cérébro-lésée et l'environnement, un intervenant s'interpose : l'agent de changement.

Cet agent de changement (aide humaine à domicile et famille) crée les conditions d'une organisation quotidienne des interactions.

Les évènements ne se présentent plus de manière fortuite, mais sont planifiés, provoqués et adaptés à chaque difficulté et en fonction des objectifs à atteindre que nous avons définis préalablement. L'agent de changement va filtrer, organiser, choisir la succession des situations interactives, modifier leurs amplitudes et leurs fréquences selon les besoins.

Les situations, la forme dans laquelle elles sont présentées et leurs contenus sont déterminés afin d'installer une "réorganisation corticale induite par l'usage" (Cf les travaux de TAUB).

L'agent de changement va ainsi forger de nouvelles connexions neuronales, trouver du "bois d'allumage mental".

L'agent de changement va permettre à la personne cérébro-lésée, d'attribuer des significations aux expériences vécues. Il donne la possibilité à la personne d'agir sur l'autre et celle de l'autre d'agir sur lui, ce qui pour VIGOTSKY est le "modèle et l'origine de la transformation pour chaque individu de la transformation de sa propre activité".

Chaque transformation va interférer, "mobiliser" d'autres éléments appartenant à la même structure et influencer d'autres structures, ce qui permet le changement et plus que le changement la modification des capacités d'adaptation de le personne cérébro-lésée, comme le montre notre modèle de la Mobilisation Structurelle des Aptitudes.

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Published by Philippe RANCHON - dans Traumatisme crânien
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 16:06

Résumé de l’intervention du 22 mars 2013 UNAFTC Nancy :


Les neuroplasticiens nous démontrent que :


- Le cerveau a la capacité de se transformer lorsque l’environnement se modifie.

- Le cerveau peut se réorganiser tout au long de la vie, en fonction de son environnement, de son vécu, des stimuli externes.

- Les zones corticales spécialisées peuvent se remplacer les unes les autres à condition d'agir, de communiquer, de réfléchir.


A partir de ces travaux,  comment développer le potentiel de réalisation et les capacités d’adaptation d’une personne ayant un traumatisme crânien,

comment garantir la mise en place d’une intervention régulière et de qualité, qui respecte la personne concernée, qui la place au centre du processus de récupération des aptitudes et qui ne soit pas une affaire de spécialistes ?

Comment répondre aux attentes et aux besoins des familles ?

Comment permettre à la personne lésée de se reconstruire ?

Afin de trouver une réponse à ces questions, nous avons construit un modèle d’intervention, développé un concept d’interaction, déterminé le rôle majeur d’une tierce personne, construit un outil et une évaluation de type écologique.

En nous basant sur l’Evaluation du Potentiel de Réalisation effectuée à domicile, nous mettons en place une communication particulière, l’Expérience du Potentiel de Réalisation, afin de développer les interactions entre la personne traumatisée crânienne, la famille et l’aide humaine. Ces interactions vont être organisées au travers de situations définies à l’avance dans le cadre d’un programme d’action, le Programme de Mobilisation des Aptitudes.

Ce programme de Mobilisation des Aptitudes est animé par un agent de changement qui est la famille et une aide humaine à domicile.

 La « Mobilisation des Aptitudes » se concentre sur une recherche continuelle de ce qui fonctionne chez la personne cérébrolésée. Ce qui va nous intéresser, ce sont les structures sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour construire notre approche.

Nous allons provoquer des changements structuraux en développant la plasticité neurologique par l’organisation, l’amplification, le choix des interactions entre le sujet cérébrolésé et son environnement familial.

Famille et aide humaine à domicile («Agent de Changement »), vont organiser, structurer et planifier des situations interactives de façon codifiée, autour de la personne cérébrolésée, tout en accompagnant chaque moment.

Conclusion : Pour améliorer les comportements quotidiens et développer les capacités d’adaptation à domicile, il faut développer la plasticité neurologique, en augmentant de façon significative la qualité des interactions entre le sujet traumatisé crânien et son environnement et mettre en place une action programmée, cohérente, quotidienne, qui va demander un effort constant durant un temps suffisamment long.

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 19:26

Développement des Aptitudes

de la personne lésée-cérébrale.

(Article à paraître)

Les travaux de l'Institut de Recherche sur les Handicaps (IRH) ont conduit Philippe RANCHON à remettre en cause à la fois la notion de lésion cérébrale irréversible et les attitudes pédagogiques ou éducatives à l'égard de ces personnes porteurs de ces lésions.

Dans l'approche de P. Ranchon, il n'y a pas de fatalité de la lésion et donc pas d'attitude passive par rapport à l'état de la personne concernée par le trauma- crânien. Par conséquent il est important de prermettre à une personne en même temps de se réorganiser par rapport à un traumatisme violent et de développer des outils (des "comportements mentaux") afin de pouvoir s'adapter à une situation complètement nouvelle.

Selon P. Ranchon, nombre de personnes lésées cérébral réputées asociaux, retardées, déréalisées au vu de la pauvreté de leurs acquisitions ou de leurs productions, sont en fait des personnes qui n'ont pas pu ou ne peuvent affronter efficacement les tâches proposées en raison moins de déficits organiques (qui existent mais dont l'importance est souvent exagérée), que du manque de ce qu'il appelle 'l'Expérience de l'Apprentissage de la Mobilisation", véritable décodeur du présent en vue de s'adapter aux exigences de la situation.

On retrouve l'opposition freudienne classique entre réponse alloplastiques et réponses autoplastiques aux changements de l'environnement.

Les premières consistent à transformer l'environnement lui-même afin qu'il s'adapte à la personne. Dans ce cas de figure, la personne lésée-cérébrale est placée passivement au milieu d'un univers conçu pour lui demander le moins d'efforts possible.

Les secondes consistent en une modification de l'individu lui-même, confronté à des situations pour lesquelles il doit chercher et construire une réponse.

Ces conduites autoplastiques exigent donc, chez le sujet lésé-cérébral, de dépasser se que P.Ranchon appelle "le mur du Soi", de pouvoir accéder à la réalité, d'y être confronté, de l'accepter et de la transformer.

Or le manque ou l'insuffisance de conduites autoplastiques est, le plus souvent, associé au Syndrome de la Limitation d'Activité défini par l'IRH comme "une disposition réduite à être actif, même dans des circonstances favorables".

Cette notion joue un rôle clé dans l'approche développée par P. Ranchon.

Pour lui, tout potentiel de réalisation peut-être développé grâce à un "agent de changement" qui va modifier l'organisation structurelle de la personne. Cet agent de changement, va, dans le cadre codifié de l'Expérience de l'Apprentissage de la Mobilisation, organiser et amplifier les interactions entre la personne concernée par une lésion cérébrale et l'environnement.

Dans l'environnement proche d'une personne cérébro-lésée, ces interactions sont souvent déficientes (manque de temps, de compétences, d'espoir sur une changement de comportement), ce qui développe un sentiment d'échec puissant (le "Mur du Soi") et bloque tout processus de plasticité neurologique.

Le postulat de base de Philippe Ranchon est que, si le manque ou l'insuffisance d'interactions chez la personne lésée-cérébrale, a entraîné le manque ou l'insuffisance de Mobilisation Structurelle des Aptitudes, celle-ci peut-être obtenue, même chez la personne ayant un long passé d'échecs, par un "Programme de Mobilisation des Aptitudes" mettant en jeu une expérience systématique d'interactions afin de développer le potentiel de réalisation.

Ce programme, conçu comme la matérialisation spécifique de l'Expérience de l'Apprentissage de la Mobilisation, comprend d'abord une phase d'Evaluation du Potentiel de Réalisation (EPR), créée par l'association AIR à Besançon, puis une phase de formation de l'environnement et des aides humaines à domicile et ensuite une phase d'application et de contrôles.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 19:43

Notre préoccupation dans le champ d’intervention du développement de l’adaptabilité de la personne concernée par le traumatisme crânien, se porte sur une compréhension et un traitement du syndrome que nous appelons la limitation d’activité. Par ce terme, nous ne faisons pas allusion à une personne qui restreint volontairement ou involontairement son champ d’activité, mais plutôt à un individu privé de sa propre volonté.

Définie de façon opérationnelle, la limitation d’activité indique un état de faible adaptabilité, c’est à dire une incapacité ou une capacité réduite à assimiler et accommoder la réalité.

Cette condition s’exprime par une faible interaction avec l’environnement.

La limitation d’activité est illustrée non par l’incapacité à agir sur son environnement à cause d’une lésion cérébrale, mais en général par une disposition réduite à être actif, même dans des circonstances favorables.

Pour comprendre et ensuite rectifier le syndrome de la limitation d’activité, il est nécessaire de prendre en considération l’étiologie de la faible adaptation et de la mobilisation structurelle inadéquate.

Les recherches des neuroplasticiens ont mis en lumière 4 aspects fondamentaux :

   1- Le cerveau apprend en agissant et se réorganise par l’expérience.

        2- Les capacités de réorganisation cérébrale après une lésion sont fonctions qualitativement et quantitativement de la nature des interactions individu/milieu.

        3- Le mouvement est un véritable agent thérapeutique indispensable à l’expression de la plasticité.

       4- Les neurones ont absolument besoin de la présence physique des autres et d’une mise en résonnance empathique avec eux. 

 Or, la personne concernée par une lésion cérébrale est souvent passive, a des interactions faibles avec l’environnement, bouge peu et a une vie sociale pauvre.

Nous prétendons que cet état n’est pas provoqué par le traumatisme crânien, mais par ses conséquences. Cette personne va se heurter à un mur : celui constitué par l’accident, par le réveil, les soins, la rééducation et le retour à domicile.

Ce mur, que nous avons appelé le « mur du Soi », est bâti sur une image de soi négative, sur les doutes, les peurs, les angoisses, les douleurs, les échecs, les fatigues, les blocages, les inhibitions ou les désinhibitions, la dépression.

Toute initiative va se cogner contre ce mur et rebondir vers la personne qui va adopter des comportements de fuite afin d’éviter de se retrouver dans la même situation et/ou renforcer la puissance de nuisance du « mur du Soi ».

La personne concernée par le traumatisme crânien ne va même pas pouvoir accéder à la réalité qui constitue aussi un obstacle à franchir. Le « mur du Soi » bloque toute possibilité d’accès à la réalité et donc toute possibilité de travailler avec cette réalité, de la connaître, de l’apprivoiser, de la transformer.

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 09:59

 

Laurent de Cherisey dans son livre "Le grain de sable et la perle", propose une réponse à la question du sens de la vie : lorsque la relation à l'autre qui construit l'être humain, devient fraternelle, alors "le sens de la vie peut à nouveau jaillir".

Et plus loin : "les personnes handicapées m'ont fait le merveilleux cadeau de découvrir que nos fragilités ne sont pas un mal honteux à dissimuler, mais des opportunités de fécondité. Dans l'alliance de nos vulnérabilités, se tissent les liens de fraternité les plus solides. La force de notre société dépend de leur qualité".

 

De ce constat, naît l'association "Simon de Cyrène" afin de développer des lieux de vie pour personnes handicapées, "fondés sur une relation d'amitié et de partage pour que la vie reprenne sens". (Voir l'émission de Laurent sur KTO)

Ces lieux, les "Maisons Partagées", ne sont pas des institutions, mais des habitations, des lieux d'humanité, de relations et de fraternité. Chaque habitant est chez lui, avec un bail individuel, au sein d'une grande maison partagée avec des amis.

 

J'ai rencontré Laurent de Cherisey en septembre 2011 à Paris puis à Marseille lors de sa conférence à l'ARCHE. Il m'a convaincu de l'importance de créer des Maisons Partagées pour personnes concernées par un traumatisme crânien ou un AVC.

 

Depuis je me demande : "Et pourquoi pas une Maison Partagée à Marseille ?"

La marche à suivre est simple :

- Création d'un groupe de compagnons valides et handicapés qui permet de fonder le projet sur l'amitié, la relation et la découverte du vivre ensemble.

- Puis création d'une association Simon de Cyrène afin de mobiliser les aides et obtenir les autorisations nécessaires à la construction et à la gestion de ces maisons.

 


 

CE PROJET VOUS INTERESSE ?

FAISONS-LE !

 


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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 18:22

La théorie de la Mobilisation Structurelle des Aptitudes que j'ai élaboré, traite du phénomène de désadaptation des personnes traumatisés crâniennes, en explique l’étiologie et constitue la base d’une intervention du développement du potentiel nommée Mobilisation des Aptitudes qui provoque des changements de nature structurale.

L’Expérience de l’Apprentissage la Mobilisation des Aptitudes (EMA) introduit un outil (au sens de Vygotsky) entre la personne concernée par le traumatisme crânien et la réalité.

Cet outil – véritable agent de changement – est l’aide à domicile et / ou l’environnement familial préalablement formés à la méthode que nous proposons.

La Mobilisation Structurelle des Aptitudes intervint sur la « zone proximale de développement » (Vygotsky) qui est définie par « ce qu’une personne n’est pas encore capable de faire seule, mais qu’elle peut réaliser grâce à des aides extérieures ».

L’étiologie proximale d’une faible adaptation ou d’une faible qualité des réponses spécifiques de la personne traumatisée crânienne est - dans notre approche – un manque d’Expérience de la Mobilisation des Aptitudes, c’est à dire un manque d’interactions positives entre l’environnement et le sujet.


La Mobilisation Structurelle vise à développer le potentiel de réalisation en améliorant la plasticité neuronale, en redonnant au sujet une maîtrise de son quotidien et une confiance dans l’avenir.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 19:08

 

Avec l'aide de l'Institut de Recherche sur les Handicaps (IRH) et en partenariat avec l'association AIR à Besançon, nous avons développé un modèle que nous avons appelé :

La Mobilisation Structurelle des Aptitudes (MSA)

La Mobilisation Structurelle des Aptitudes aspire à une transformation de l’individu tout entier, à une recherche continuelle sur les « bonnes choses » de la personne et considère que chaque personne peut mobiliser ses aptitudes et développer ses capacités.

Ce modèle  donne le cadre d'un programme d'action que nous mettons en place avec l'IRH afin de  développer un « potentiel de réalisation » (l’aptitude) et de créer un environnement favorable pour assurer la survie et l’épanouissement d’une personne cérébro-lésée tout au long de son existence.

 Plutôt que de chercher et isoler ce qui ne va pas, la Mobilisation Structurelle des Aptitudes va chercher plutôt les choses qui vont et construire là-dessus l’intervention.

La Mobilisation Structurelle des Aptitudes, crée une voie supérieure à la prédiction, c’est une modification.

En général, on caractérise la personne concernée par une atteinte cérébrale par la nature de sa lésion et par ses conséquences (handicaps). Cette vision d'ordre phénoménologique (on caractérise le terme par les phénomènes ex: langage pauvre, marche hésitante...) est basée sur une généralisation qui enferme dans une généralité.

 La Mobilisation Structurelle des Aptitudes s’intéresse aux conséquences d’une atteinte cérébrale et pas aux causes.

  Loin du modèle pathogénique, qui veut trouver et isoler chez une personne ayant une atteinte cérébrale ce qui ne va pas afin de donner un remède pour diminuer ou supprimer les symptômes, la Mobilisation Structurelle des Aptitudes va s’efforcer de chercher les points positifs, ceux qui continuent de marcher, ceux sur quoi nous pouvons nous appuyer.

Notre modèle est salutogénique (salut : santé). A partir des éléments qui fonctionnent, nous allons construire une intervention qui va développer les aptitudes de la personne (le Programme de Mobilisation des Aptitudes).

La Mobilisation Structurelle des Aptitudes va donc augmenter le potentiel de réalisation tout en laissant de côté la contrainte du résultat attendu.



Ce n’est pas la performance qui nous intéresse, mais bien le potentiel de réalisation.



 En l'absence de Mobilisation Structurelle des Aptitudes, la personne concernée par le traumatisme crânien va se heurter à un mur : celui constitué par l’accident, par le réveil, les soins, la rééducation et le retour à domicile.

Ce mur, que nous avons appelé le « mur du Soi », est bâti sur une image de soi négative, sur les doutes, les peurs, les angoisses, les douleurs, les échecs, les fatigues, les blocages, les inhibitions ou les désinhibitions, la dépression.

Toute initiative va se cogner contre ce mur et rebondir vers la personne qui va adopter des comportements de fuite afin d’éviter de se retrouver dans la même situation et/ou renforcer la puissance de nuisance du « mur du Soi ».

La personne concernée par le traumatisme crânien ne va même pas pouvoir accéder à la réalité qui constitue aussi un obstacle à franchir. Le « mur du Soi » bloque toute possibilité d’accès à la réalité et donc toute possibilité de travailler avec cette réalité, de la connaître, de l’apprivoiser, de la transformer.

 C'est pour franchir ce "mur du Soi", pour l'effriter, le remodeler, le transformer, que nous avons conçu deux outils d'interventionl’Expérience de l’Apprentissage de la Mobilisation et le Programme de Mobilisation des Aptitudes. Ces deux outils vont permettre à la personne concernée par le traumatisme crânien de pouvoir accéder à la réalité, d’y être confronté, de l’accepter, de la transformer.

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:06

Le Dr Jill Bolte Taylor donne 9 conseils afin que l'environnement soit favorable au développement du potentiel de réalisation d'une personne concernée par une lésion cérébrale : 

1 - La croyance des proches en la capacité de réapprendre quelle que soit la durée de cette étape est primordiale.

2- L'entourage doit garder foi en la plasticité du cerveau et en sa possibilité de se développer, d'apprendre et de guérir.

3 - Le cerveau doit se protéger en s'isolant des stimuli éreintants qu'il perçoit comme une nuisance.

4 - Il est très important de reconnaître le pouvoir réparateur du sommeil.

5 - La personne concernée par une lésion cérébrale a besoin de se sentir aimée, pas pour ce qu'elle était avant, mais pour ce qu'elle s'apprête à devenir.

6 - Il faut que les proches encouragent et rassurent sur sa valeur en tant que personne. Il doit nourrir des rêves qui fournissent un objectif à atteindre.

7- Il est essentiel de remettre le cerveau au travail sans attendre.

8 - Il vaut mieux poser des questions ouvertes dont la réponse ne se résume pas à un simple "oui" ou "non".

9 - Il faut que la personne concernée par une lésion cérébrale définisse ses priorités pour ne pas gaspiller son énergie en poursuivant des objectifs secondaires.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:13

 

 

Jill Bolte Taylor, née en 1959, est une scientifique américaine, spécialisée en neuroanatomie qui a la particularité d'avoir elle-même vécu un accident vasculaire cérébral.

Diplômée de Harvard, elle y a travaillé dans la section psychiatrie où son travail consistait à identifier les différences de connexions dans le cerveau (au niveau chimique et moléculaire), en fonction de certaines pathologies psychiatriques.

En 1996, à l'âge de 37 ans, Jill Bolte Taylor vit un accident vasculaire cérébral grave (dû à la rupture d'un vaisseau sanguin dans le cerveau gauche) qui la rend incapable de parler, de lire, de marcher, et qui la coupe également de tous ses souvenirs. Elle aura une rémission complète, mais au bout de huit ans seulement.

Un accident vasculaire cérébral de ce type donne un moyen peu commun d'explorer les rôles dédiés de chacun des hémisphères cérébraux. En l'occurrence, ce dysfonctionnement (voire le non-fonctionnement) de l'hémisphère gauche s'est traduit par la focalisation sur le fonctionnement interne du corps, mais avec un regard comme extérieur, en perdant la notion des limites du corps, en ne percevant plus que de l'énergie.

Elle rapporte ensuite son expérience hors du commun de scientifique vivant de l'intérieur des phénomènes qu'elle a analysés en tant que spécialiste tout en les vivant, dans l'ouvrage " VOYAGE AU-DELA DE MON CERVEAU" paru en 2006 qui devient assez rapidement un best-seller.

Dans un exposé médiatisé en vidéo, elle présente le sujet de l'asymétrie cérébrale. Elle affirme que les deux hémisphères cérébraux sont complètement séparés physiquement (mais reliés par un pont, le corps calleux), et qu'ils traitent différents sujets de différentes manières, de sorte qu'ils auraient des « personnalités » distinctes :

  • Le « cerveau droit » fonctionnerait comme un processeur parallèle (qui traite toutes les informations simultanément), fonctionnant dans "l'ici et maintenant". Il transposerait en images (voir aussi pensée visuelle), et apprendrait «par kinesthésie» à travers les mouvements du corps. Il gérerait et associerait dans l'instant le ressenti global des sens : bruits, odeurs, images, état du corps dans l'espace, etc.

  • Le « cerveau gauche » fonctionnerait comme un processeur série (qui traite les informations de manière séquentielle). Il penserait de façon linéaire et comparative, notamment dans le temps. Il serait destiné à extraire les détails du moment présent pour les catégoriser et les organiser, les comparer aux événements passés afin de projeter les possibilités futures (voir aussi abstraction). Il transposerait en langage et gérerait la séparation et la distinction des choses. Il serait à l'origine du ressenti d'être ce que l'on est, distinct des autres, ce qui selon elle est le plus important de ce qu'elle a perdu au moment de son AVC (qui touchait la partie gauche du cerveau).
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