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  • : Développement des capacités d’adaptation et du potentiel de réalisation auprès des personnes Traumatisées crâniennes et cérébro-lésées.
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TRAUMA CRÂNIEN ET AVC

A FLEUR DE VIE

accompagne ma réflexion sur la capacité de l'homme à se transformer et à s'adapter et souligne ma volonté de prouver que chaque personne handicapée peut mobiliser ses aptitudes et développer ses capacités.

17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 12:45

Basée sur le travaux des neuroplasticiens, notre intervention est liée à notre volonté de développer un « potentiel de réalisation » (appelé aussi aptitude) et de créer un environnement favorable pour les personnes concernées par une lésion cérébrale.

La méthode que nous avons développé – La Mobilisation Structurelle des Aptitudes – aspire à une transformation de l’individu tout entier, à une recherche continuelle sur les « bonnes choses » de la personne et considère que chaque personne peut mobiliser ses aptitudes et développer ses capacités.

Objectif Compostelle. Proposition de programme pour Pierre-Marie.

A partir de l’Evaluation du Potentiel de Réalisation de Pierre-Marie effectué durant 3 jours à domicile, nous avons proposé de mettre celui-ci au centre d’une aventure familiale, qui va rompre avec le cadre habituel de vie, qui va donner un sens à l’action et qui pourra être portée non-seulement par la famille, mais aussi par un environnement plus large.

 Il s’agit d’introduire une modification radicale des interactions entre Pierre-Marie et son environnement afin de permettre une modification des réponses et donc une modification des comportements. (Le comportement étant une façon particulière de répondre à une interaction environnement / sujet).

Cette aventure, qui est aussi au cœur des valeurs de la famille, est de pouvoir accomplir le pèlerinage du Chemin de Compostelle.

C’est autour de cet objectif : arriver à Compostelle, que nous avons construit le programme d’intervention.

 

L’objectif opérationnel de ce programme est de permettre à Pierre-Marie de dépasser ce que nous appelons le « Mur du Soi ». Ce mur est bâti sur une image de soi négative, sur les doutes, les peurs, les angoisses, les douleurs, les échecs, les fatigues, les blocages, les inhibitions ou désinhibitions, la dépression.

Toute initiative va se cogner contre ce mur et rebondir vers la personne qui va alors adopter des comportements de fuite afin d’éviter de se retrouver dans la même situation. Le « Mur du Soi » va bloquer toute possibilité d’accès à la réalité et donc toute possibilité de travailler avec cette réalité, de la connaître, de l’apprivoiser, de la transformer.

Le Chemin de Compostelle va être le support d’une organisation, d’une structuration, d’une planification des situations, tout en accompagnant Pierre-Marie à chaque instant afin de pouvoir contourner le « Mur du Soi » source de passivité et de dépression.

Chaque instant de réussite, chaque victoire, chaque mouvement, chaque initiative, chaque rencontre va fissurer le « Mur du Soi » et l’effriter.

Les « agents de changement » constitués par les accompagnateurs familiaux vont développer la mise en relation de l’environnement au cours de laquelle Pierre-Marie va chercher à reconnaître, à transformer, à expliquer ou à comprendre l’environnement ou le réel. De même, l’environnement, le réel vont modifier le comportement existant et engager Pierre-Marie à répondre progressivement aux exigences de la situation.

 

Détails du programme.

 

Le programme quotidien que Pierre –Marie va suivre cible en premier lieu ce que nous appelons de système du sentiment, afin de développer la capacité de Pierre-Marie à ressentir le vrai et le réel. Il s’agit pour Pierre-Marie :

 

  • D’arriver à ressentir et à exprimer ce qu’il aime, ce qui lui fait plaisir.
  • De développer son estime de soi par la réussite de l’action.
  • De développer la prise de conscience de son unicité.

 

Nous allons ainsi agir sur les aptitudes liées aux comportements et en particulier celles liées à la volonté (savoir mobiliser ses forces personnelles pour atteindre un but) ; celles liées à l’affectivité (savoir éprouver des émotions et d’autres sentiments personnels) ; celles liées à la manière d’agir (savoir se diriger soi-même, savoir se comporter dans une circonstance déterminée).

Chaque jour sera mis à profit afin de développer la motivation, l’esprit de décision, l’initiative, la persévérance, l’intérêt, la patience, le désir, l’émotion, l’estime de soi, le sentiment d’appartenance, l’adaptation, la sociabilité, l’affirmation de soi, le respect des règles, l’écoute, le contrôle des émotions.

 

En deuxième lieu, nous allons cibler le système de l’équilibre global. Il s’agit de développer la capacité  de Pierre-Marie à ressentir chaque moment comme une raison de vivre ou d’agir en prenant en compte différents éléments : la nutrition, la condition corporelle, la force vitale, la vie sociale.

La modification du système de l’équilibre global va permettre de lutter contre les sentiments d’abandon, d’impuissance, de déséquilibre intérieur qui envahissent la personne concernée par le handicap face aux épreuves.

Les aptitudes que nous allons développer sont celles liées à l’émergence de l’ensemble des interactions : élans, désirs, décisions et en particulier les aptitudes liées à l’harmonie des relations (savoir se retrouver, accepter la vie comme elle vient) ; les aptitudes liées à l’intériorité (savoir être seul avec soi-même, avoir accompagner chaque sensation de respiration, savoir dépasser son image) ; les aptitudes liées à l’acceptation de soi (savoir accepter les traumatismes et se focaliser sur sa force vitale).

C’est ainsi que nous allons travailler la résistance à l’effort physique ponctuel, la résistance à l’effort mental ponctuel, le bien-être, la mobilité, le goût, l’odorat, la vision, l’affirmation de soi, la sociabilité, la patience, la persévérance, la décision, l’expression verbale et non-verbale, l’anticipation, le jugement.

Enfin le dernier système ciblé sera le système conscient  qui comprend la vigilance, la pensée, la temporalité.

Il s’agit de développer la conscience d’exister, la conscience de l’action, la capacité à faire attention, à prévoir, agir en conséquence de cause, organiser ses idées, imaginer un événement, établir une relation chronologique des évènements les uns par rapport aux autres et de les situer dans le passé/présent/futur.

Le système conscient est le lieu de notre expérience à partir duquel nous connaissons et créons notre propre réalité avec une certaine connaissance de ce que nous sommes en train de faire.

Les aptitudes concernées par le système conscient sont celles liées aux activités intellectuelles : connaissance, organisation, utilisation des fonctions psychiques. Nous allons ainsi agir sur les aptitudes liées à la conscience de l’environnement  (savoir saisir les stimuli de l’environnement et leur attribuer une signification) ; les aptitudes liées à la conscience de la réalité (savoir comprendre la signification de ses sensations ainsi que les réactions qu’elles suscitent afin de prendre connaissance de son existence) ; les aptitudes liées à la conscience de soi (savoir être conscient de ses besoins, de son existence, de ses capacités).

Chaque instant sera l’occasion de développer la vigilance, l’attention, la concentration, la conscience de soi, l’orientation spatiale et temporelle, la mémoire, la réflexion, l’analyse, le raisonnement, le jugement, l’anticipation.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 11:07

 

 

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 16:09

 

David Servan-Schreiber dans son livre "ANTICANCER" édité chez Laffont écrit :

"Le souffle est guidé par l'attention et l'attention se repose sur le souffle. L'esprit devient comme une feuille posée sur un plan d'eau, montant et descendant au fil des vagues qui passent, portées par elles. L'attention accompagne la sensation de chaque inspiration, et elle se laisse porter par la longue expiration de l'air qui quitte le corps avec douceur, lenteur, grâce, jusqu'au bout de sa course, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un tout petit filet d'air à peine perceptible.

Puis une pause.

On apprend à se laisser couler dans cette pause, de plus en plus profondément. C'est souvent là qu'on se sent le plus proche de son corps intime.

Avec un peu d'habitude, on y sent son coeur qui bat pour soutenir la vie, comme il le fait inlasssablement depuis tant d'années.

C'est beau, non ?

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 09:15

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire leurs enfants,

Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,

Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,

Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,

Alors, c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie."

D'après - vous quel est le candidat qui a tenu ce genre de discours ?

PLATON en 400 avant Jesus Christ  !

 

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 08:34

Il y a des soirs de lumière

où sur mon corps

le poids de l'enfant se fait léger,

comme le vol d'un oiseau

dans le soleil couchant;

sans doute parce que pour moi

la vraie richesse de l'homme

c'est l'automne qui se souvient

du printemps et le perpétue

jusqu'en son hiver

                                             Pierre DERLON

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 12:31

 

C'est certainement le plus ancien test du monde :

LE TEST DU BUISSON

Ce test se trouve dans la Bible, plus exactement dans l'Ancien Testament, le Livre des Juges (Jg 9 8-15).

"Un jour les arbres se mirent en chemin our oindre un roi qui régnerait sur eux.

Ils dirent à l'olivier :"règne donc sur nous !"

L'olivier leur répondit : "Faudra-t-il que je renonce à mon huile, qui rend honneur aux dieux et aux hommes, pour aller me balancer au-dessus des arbres ?"

Alors les arbres dirent au figuier : "Viens donc, toi, régner sur nous !"

Le figuier leur répondit : "Faudra-t-il que je renonce à ma douceur et à mon excellent fruit, pour aller me balancer au-dessus des arbres ?"

Les arbres dirent alors à la vigne : "Viens donc, toi, régner sur nous !"

La vigne leur répondit : "Faudra-t-il que je renonce à mon vin qui réjouit les dieux et les hommes, pour aller me balancer au-dessus des arbres ?"

Tous les arbres dirent alors au buisson d'épines : "Viens donc, toi, régner sur nous !"

Et le buisson d'épines répondit aux arbres :

"Si c'est de bonne foi que vous m'oignez comme roi sur vous, venez vous abriter sous mon ombre.

Sinon un feu sortira du buisson d'épines et il dévorera les cèdres du Liban !" "

J'ai fait faire ce test de la bonne foi.

Un seul n'a pas été dévoré par le feu : QUI ?





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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 11:30

Ne penser qu'à soi, oublier les droits et le bien-être d'autrui, conduit à tout perdre. Les amis disparaissent.

En cas de catastrophe, au lieu de sentir la sympathie des autres, vous pourriez les voir se réjouir dans leur for intérieur.

A l'opposé, quel que soit son carnet d'adresses ou l'endroit où l'on se trouve, celui qui fait preuve de compassion et reste attentif aux intérêts de son entourage est sûr de se faire d'emblée des amis.

L'amitié véritable prend naissance dans l'affection authentique, non dans le pouvoir et l'argent. Une amitié sincère est donc celle du coeur et non celle que suscite la position sociale...

 

BONNE ANNEE A TOUTES ET A TOUS !

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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 12:21

 

Grant Beck est sûrement un des meilleurs muscher au monde (muscher=celui qui guide le traineau, il n'y a pas de traduction). Il propose de nombreuses promenades et expéditions pour les touristes.

Mais c'est avant tout un champion qui chaque hiver part en compétition. C'est un honneur d'apprendre avec lui, mais c'es aussi très difficile. Je repense au premier mois passé au chenil. Nous avons travaillé dur. Grant parle peu, il faut apprendre vite et souvent supporter ses humeurs.

Le froid ? Vous ne me croirez pas mais j'ai honnêtement moins froid ici qu'à Paris. Le temps est sec, la neige ne mouille pas.Bien couvert on peut rester des heures dehors à l'air pur. J'adore. Et nous nous sommes très vite accoutumés à ces températures allant de -20 à -38 degré C.

Les chiens aboient. Les lumières sont toujours aussi agitées et colorées dans le ciel mais il est temps de repartir.

La soif d'apprendre et de devenir un vrai muscher me donne l'envie et la motivation pour rester.

Les fêtes approchent. Guirlandes, boules, papier cadeau... Epiceries fines. Faire plaisir et se faire plaisir. Profitez-en. L'élan et le caribou ne remplaceront pas toutes les douveurs de Noël. Savourez vos mets finement préparés et dégustez votre vin et votre fromage avec une petite pensée pour nous aventuriers du Grand Nord...

Lauriane

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 08:51

 

Lauriane, ma nièce est au canada depuis quelques mois. Elle a envoyé ce billet...

Yelloknife, mercredi 7 décembre 2006

8 heures du soi. - 35 degré C. Une certaine agitation règne dans le chenil. Sam - une nouvelle recrue chez les Beck - court chercher les derniers chiens. Grant démarre la motoneige et s'assure que rien est oublié. 5 japonais s'installent dans le traineau.

Parée de mon beau couvre chef en poil, je fixe la lampe frontale. Ce soir, c'est moi qui conduit. 16 puissants husky d'Alaska.

Une fois harnachés et placés sur la ligne, l'impatience des chiens est à son comble. Plus que quelques secondes avant de filer dans la nuit noire et étoilée. Je suis prête, concentrée sur cette ligne canine. Grant me fait signe, je détache le crochet, lance un "hey" aux deux leaders -ce sont les deux chiens qui dirigent la ligne - et c'est parti.

Quelle sensation ! Les japonais rient de plaisir et poussent des "ooooh" a chaque bosse. Je reste concentrée, fléchie à l'arrière du traineau, il ne doit pas se renverser. C'est comme le ski. Je retrouve des sensations, mais la présence des chiens rend l'expérience incroyable. Je file dans la nuit sur un lac glacé. Aucun bruit à l'horizon, seul le souffle des chiens et les exclamations de mes passagers. Des bouffées de joie montent en moi. Je tente de ne pas me laisser emporter par cette extase. Je m'accroche à la barre. On arrive dans la forêt, le faisceau de ma lampe éclaire les sapins enneigés. Magique.

Après avoir traversé plusieurs lacs et suivi les sentiers étroits de la forêt, l'attelage arrive à une cabane. Je freine les chiens, prend l'ancre et la fait pénétrer dans la neige jusqu'à l'arrêt total. Vigilance. Les chiens sont imprévisibles. Ils peuvent partir à tout moment emportant le traineau et blesser la personne qui tentait d'en sortir. Je reste à mon poste, les pieds sur l'ancre. Sam prend le relais, détache les chiens, enlève leur harnais, met de la paille. Je guide les touristes vers la cabane, où déjà un bon feu les attend. Café, chocolat chaud, cookies tout est prévu pour y passer un bon moment en attendant d'être emporté par la magie des aurores boréales. Des lignes vertes, mauves apparaissent déjà, elles traversent tout le ciel et changent de forme, tournent, s'étalent et dansent. C'est un spectacle incroyable.

Les yeux hypnotisés par ces lumières, je repense à notre aventure Grand Nord. Notre arrivée à Yellowknife - la ville du couteau de cuivre- que les autochtones produisaient. Sans surprise et à l'image des villes canadiennes, cette petite capitale de 20 000 habitants venus des quatre coins du monde, n'a aucun charme. Exception pour la vieille ville.

Un peu d'histoire...

Notre arrivée chez les Becks. Une grande maison entourée de chiens. 120 huskies d'Alaska. La découverte du chien de traineau comme un sport. Capables d'endurer des températures arctiques tout en tirant des charges importantes, les chiens ont été les compagnons indispensables des chercheurs d'or, trappeurs et autres pionniers du grand nord. Petit à petit des courses se sont organisées. Le sport s'est développé. Les gros poilus huskys de Sibérie-aux yeux bleus- ont été croisés avec toutes sortes d'autres races pour donner des chiens -les huskies d'Alaska- pouvant être très différents d'apparence mais ayant un point commun : des critères de performance indéniables : rapidité, puissance, résistance et endurance.

Je vous envoie la suite bientôt... Lauriane

 

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 10:45

 

La vie, 

 je la trouve dans ce qui m'interrompt, me coupe, me blesse, me contredit.

La vie,

 c'est celle qui parle quand on lui a défendu de parler, bousculant prévisions et pensées,

délivrant de la morne accoutumance de soi à soi.

 

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